Présentation des risques

Présentation des risques en Argentine

Le risque sismique constitue le risque naturel principal auquel peuvent être confrontées les communautés françaises résidentes ou de passage en Argentine. C’est essentiellement par rapport à ce risque que le Consulat a inscrit son approche de protection et d’assistance des Français dans le cadre du plan de sécurité, notamment.
Le Consulat vous propose ce petit état des lieux, partant du principe qu’une communauté informée est une communauté mieux préparée.

Le risque sismique.

Le risque sismique en Argentine se concentre principalement dans l’Ouest du pays, vers les Andes (depuis la frontière bolivienne jusqu’à 35° de latitude sud). Cette sismicité s’explique par la présence d’une zone de subduction à proximité de la côte chilienne : la plaque de Nazca s’enfonce sous la plaque sud-américaine.

Plus précisément, les régions de forte activité sismique se situent autour de San Juan et Mendoza. Les scientifiques y ont relevé 15 à 20 séismes notables par an. Le risque est également présent dans la région de Tucuman et d’Ushuaia, dans une moindre mesure.

Il existe un centre de recherche argentin à San Juan et un Instituto Nacional de Prevención Sísmica (INPRES). Son site internet, particulièrement bien informé, propose par exemple des cartes très éclairantes et un code des normes antisismiques pour les constructions.
http://www.inpres.gov.ar/

Le risque sismique dans les secteurs de Mendoza, San Juan et Córdoba.

L’agglomération de Mendoza se trouve sur un réseau de fractures de direction nord-sud. Ces fractures sont coupées par quelques failles est-ouest qui peuvent aggraver le risque sismique. Les experts estiment que les secousses ne devraient pas excéder la force de 7.3 ou 7.4 sur l’échelle de Richter.

Depuis le XVIIIème siècle, de nombreux séismes ont été répertoriés dans les secteurs de San Juan et Mendoza. Mendoza a presque totalement été détruite à deux reprises en 1861 et en 1944. Ce n’est qu’après le séisme de 1967 qu’un suivi a commencé à être mis en place.
Le risque d’un séisme de forte amplitude est donc présent, même s’il est impossible à prévoir.

Face à cet aléa naturel, c’est la vulnérabilité des constructions humaines qui permet de faire la différence. Des normes de constructions ont été définies dans le Código de Construcciones Antisísmicas. Ces normes ne sont pas nécessairement toujours respectées, en particulier dans les zones défavorisées : habitat spontané (bidonvilles) ou habitat pauvre (constructions en boue séchée ou en briquettes) qui s’étendent rapidement sur le piémont. Il est essentiel de savoir si l’immeuble où vous habitez a été construit selon des normes parasismiques. En général, les constructions entre les années 1970 et 1980 sont de moins bonne qualité, en comparaison de celles datant des années 1950.

Les agglomérations de San Juan et Córdoba sont en outre en majorité des villes basses (60% des édifices ont moins de 4 étages), ce qui diminue les risques. Les principaux immeubles de haute taille sont cependant concentrés dans l’hyper-centre.

Le risque sismique à Ushuaia

Le dernier séisme de forte ampleur à Ushuaia s’est produit en 1949 (intensité de 7,8° de magnitude sur l’échelle de Richter). Le séisme le plus récent date du 17 janvier 2010 avec une magnitude de 6,3° sur l’échelle de Richter. Il n’a pas fait de victimes ni de dégâts.

La ville est construite en longueur et est traversée par 4 rivières qui individualisent 5 zones distinctes. De nombreux ponts traversent ces cours d’eau. Cependant, en cas de séisme, ces ponts pourraient ne pas résister, ce qui isolerait la population en plusieurs secteurs.

Il existe des centres de regroupement, visibles par des panneaux signalétiques. Des exercices d’évacuation sont régulièrement effectués par les autorités civiles. La population semble s’y être habituée, réduisant ainsi les éventuels phénomènes de panique liés à un évènement sismique.

Risques associés et autres risques dans l’Ouest du pays

La sismicité, les fortes pentes et la pluviosité des piémonts andins rendent cette région sujette aux risques de glissements de terrains.

Des éruptions volcaniques peuvent surgir dans la zone de la cordillère en raison d’une activité volcanique importante.Ces éruptions se traduisent principalement par des projections formant des nuages de cendre d’origine volcanique affectant des zones importantes du territoire ,la dernière ayant affecté tout particulièrement l’ensemble de la Patagonie et ayant même atteint la capitale entrainant des arrêts complets du trafic aérien.A noter que la plupart des éruptions ont lieu au Chili mais que les vents dominants transportent les nuages de cendre vers l’ouest sur le territoire argentin.

Le risque d’inondation est également présent à Tucuman, San Juan et Mendoza. La forte torrentialité (concentration rapide des eaux) et la forte intensité des précipitations en saison estivale provoquent des crues brutales et rapides. Le risque augmente de nos jours puisque les agglomérations se développent très rapidement sur le piémont et dans les zones les plus basses. Le recul de la végétation et la mauvaise qualité des collecteurs peuvent également contribuer à concentrer les eaux. On relate une forte crue tous les 4 ans. Les dernières grandes crues notables datent des années 1960 et 1970 mais aussi des années 1990. L’absence de fortes inondations depuis cette dernière date entraîne une tendance à sous-estimer le danger parmi les populations.

Les autres risques

L’Argentine peut être exposée à d’autres risques. Si vous voulez en savoir plus, nous vous invitons à consulter le site du Ministère des Affaires Etrangères, rubrique « conseils aux voyageurs ». Cette rubrique a l’avantage d’être fréquemment réactualisée et de proposer des conseils sur les conduites à tenir.

Dernière modification : 23/01/2013

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